Actualités

Éditorial

Tabagisme passif et tabagisme ultra-passif : Cette fumée qui tue

La dangerosité du tabagisme passif, c’est-à-dire de l’exposition subie à la fumée de tabac des autres, ne fait plus aucun doute sur le plan scientifique. Cette évidence, ainsi que le travail incessant des associations engagées pour le contrôle du tabac, conduisent de plus en plus de pays à adopter des législations protectrices. Malgré cela, l’exposition au tabagisme passif demeure, hélas, une réalité encore très présente. Des millions de personnes à travers le monde sont encore victimes de l’exposition à la fumée de tabac, véritable concentré de produits toxiques. C’est cette fumée que le docteur Mesny, membre du Conseil d’administration de DNF, étudie dans sa remarquable chronique (voir lien ci-dessous) publiée aujourd’hui. Il s’agit de sa 22ème chronique écrite pour DNF. Dans celle-ci, elle définit les différents types de fumée de cigarette, documente leurs dangerosités et revient sur leurs compositions.

Comprendre les différentes fumées de cigarette Le fumeur qui tire sur sa cigarette inhale directement la fumée du courant primaire, ou fumée principale, qui s’est refroidie à environ 30 °C. La façon de fumer et la ventilation du filtre vont influer sur les quantités de substances inhalées.

Entre chaque bouffée qui ne dure que quelques secondes, la cigarette continue à émettre de la fumée, et ce pendant plusieurs minutes, grâce à la porosité du papier et à la présence d’accélérateurs de combustion. C’est le courant secondaire ou fumée latérale, ou encore « de seconde main » selon la terminologie anglo-saxonne, responsable du tabagisme passif. La fumée latérale (courant secondaire) est plus toxique que la fumée principale (courant primaire). Elle est en effet plus concentrée en composants chimiques, gazeux et particulaires car la combustion est moins complète, elle se fait à plus basse température (600 °C) et le temps d’exposition pour le fumeur et son entourage est plus long. Cette fumée latérale contient plus de monoxyde de carbone (CO), de nicotine et de nitrosamines, ainsi que de goudrons. On y retrouve 10 fois plus de benzène, 30 fois plus d’aniline, 40 à 170 fois plus d’ammoniaque, selon les services de santé du Québec, et 7 fois plus de cadmium et 50 fois plus de formaldéhyde, selon le NIOSH américain (National Institute for Occupational Safety and Health).

Poser une question

 Dernières questions

  • Faites un don
  • Rejoindre DNF
  • Echangez sur notre forum
  • Espace presse
  • Inscription à la lettre bimensuelle