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Éditorial

Franc succès pour le premier Moi(s) sans tabac : le début d’une longue série ?   Qui aurait imaginé que le Moi(s) sans tabac allait faire autant d’adeptes dès sa première édition ! Santé Publique France s’était fixé comme objectif d’atteindre les 100.000 fumeurs inscrits. C’est finalement presque le double !

Le bilan semble ainsi très positif : 180.000 personnes inscrites et certainement beaucoup d’autres participants qui, sans s’inscrire sur le site de Tabac info service, se sont lancés le défi de rester un mois sans fumer, multipliant ainsi par 5 leurs chances d’arrêter le tabac. En effet, Santé Publique France relève que 620 000 kits d’aide à l’arrêt ont été distribués, que le nombre de visiteurs du site internet tabac-info-service.fr a été multiplié par 4, que la ligne téléphonique du même nom a connu une hausse des appels de 35%. 

Ce n’est cependant pas une totale surprise, car tout avait été fait pour que le succès soit au rendez-vous. D’abord, c’est l’adaptation française d’une expérience britannique réussie, Stoptober, laquelle, renouvelée chaque mois d’octobre, donne une impulsion collective inégalée pour aider les fumeurs d’Outre-Manche à arrêter de fumer. 

Ensuite, le Moi(s) sans tabac a été bien pensé et fondé sur trois solides piliers.  Le premier d’entre eux, c’est un vaste plan media : campagne de presse, télévision, radio, internet, réseaux sociaux... difficile de passer à côté de l’une des plus grosses campagnes de santé publique orchestrée en France. Quant à la page Facebook, elle a réuni plus de 69 000 fans.

Le second, c’est une forte mobilisation des acteurs du terrain : 100 partenaires nationaux dont DNF, plus de 3 000 partenaires régionaux (Ordres et organisations professionnelles des métiers de la santé, associations et bénévoles), investis partout en France pour informer et soutenir les fumeurs désireux d’arrêter, aux côtés des Agences régionales de santé et de leurs Ambassadeurs Régionaux. A DNF, nous tenons notamment à saluer notre association de Languedoc-Roussillon qui a été activement impliquée au niveau régional. Quant à la distribution des kits, elle n’aurait jamais pu être assurée sans le partenariat actif des 17 000 pharmacies qui ont participé à l’opération. Ce kit se composait de divers éléments permettant d’entretenir la motivation : un instrument pour évaluer le coût de sa propre consommation de tabac et calculer les économies réalisables en arrêtant ; un agenda avec des idées clés pour chaque journée du défi, permettant de comprendre les difficultés de la journée et donnant aux participants de pistes pour aider à les surmonter.

Et enfin, l’aspect collectif du défi : il s’agit de mobiliser l’entourage familial et professionnel du fumeur, en le transformant en une base d’appui indispensable pour que celui-ci reste motivé tout au long du mois. Le soutien des proches constitue l’un des aspects clés du sevrage tabagique et beaucoup des participants ont réussi à construire une communauté encourageante et bienveillante.    Et maintenant ?  Il faut accorder aux organisateurs du Moi(s) sans tabac le temps nécessaire pour analyser cette expérience, identifier les résultats positifs et comprendre les aspects à améliorer pour les prochaines versions de l’opération. Santé publique France a d’ailleurs prévu des phases d’évaluation, permettant de mesurer l’efficacité de l’opération pendant et après la fin du Moi(s) sans tabac. En effet, il est indispensable de savoir, à moyen terme, combien de participants seront restés non-fumeurs à 6 mois, ou un an après l’opération. Il est également possible, par exemple, que l’augmentation et la généralisation du forfait de remboursement des substituts nicotiniques, ainsi que l’élargissement de la liste de professionnels susceptibles d’accompagner le fumeur dans son processus d’arrêt, aient pu contribuer au succès de cette première opération, mais il sera important de connaître les autres facteurs ayant facilité cette démarche.  Pour l’heure, c’est le numéro d’aide à l’arrêt 36 89 et le site tabac info service qui vont prendre le relais, certainement jusqu’au 1er novembre 2017 pour un nouveau Moi(s) sans tabac ! Devant un tel engouement, il serait dommage de casser cette dynamique autour de l’arrêt du tabac ...

Espérons que la venue des fêtes de fin d’année, et des inéluctables résolutions de début d’année, prolongent cet élan. 

Bonne lecture,

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