Editorial

Les cafés narguilés toujours présents


Depuis 2004, DNF alerte et informe sur la consommation de narguilé. Approchée, il y a maintenant près de 8 ans, par des associations de riverains excédés par les nuisances provoquées par ces établissements, l'association a mené de longues démarches pour obtenir des réponses à l'implantation massive des cafés narguilés.

Ces établissements, bénéficiant de licences 1 pour la plupart, continuent leur activité malgré l'interdiction de fumer dans les lieux à usage collectif mais surtout sans l'autorisation de revendre du tabac. Les investigations de DNF ont permis ainsi de comprendre que ces établissements bénéficient de dérogations illégales.

En s'appuyant sur une croyance voulant que l'eau filtre le tabac, beaucoup pensent encore que la consommation de tabac à narguilé n'est pas dangereuse. Naturellement, il n'en est rien et l'absorption de monoxyde de carbone lors d'une séance de chicha est particulièrement importante (jusqu'à l'équivalent de 3 paquets de cigarettes). Ce tabac, souvent importé illégalement en France se retrouve dans des établissements dont la cible prioritaire reste les jeunes. Pour rappel, La chicha est une porte d'entrée au tabagisme pour les adolescents. Le contrôle de leur légalité représente un enjeu de taille.

Mais enfin, malgré l'interdiction de fumer, pourquoi existe-t-il encore tant de cafés-narguilé ?
Plus étonnant, certains commerçants envisagent encore d'ouvrir des cafés narguilés. Une nouvelle fois, les agents de contrôle font preuve d'un grand laxisme à leur encontre. Seul un très petit nombre de ces établissements respecte réellement les conditions qui régissent les espaces dans lesquels il n'est pas interdit de fumer. Si les pouvoirs publics avaient pris le sujet au sérieux, il y a fort à parier que les cafés narguilés seraient aujourd'hui bien moins nombreux.
Dès le 1er janvier 2008, les médias ont relayé l'annonce de la solution miracle pour ses cafés ! Et oui, pour continuer à enfreindre la loi, il n'y a rien de mieux que de se transformer en « club Privé » ! Par la promotion médiatique, les responsables de cafés narguilés ont donc pensé qu'afficher club privé et faire payer une cotisation leur donnerait le droit de contourner la loi qui s'applique à l'ensemble des lieux à usages collectifs !

DNF s'est immédiatement élevée contre cette manoeuvre.
Le club privé n'existe pas. Ce n'est pas un statut juridique et mettre en place une carte de membre n'empêche pas que l'établissement soit un lieu accessible au public.
D'autres ont décidé de monter des associations mais, là encore, ce statut n'autorise pas à se soustraire à la Loi. A partir du moment où l'on reçoit du public ou que des salariés y travaillent, le lieu est non fumeur.

L'association a longtemps essayé les démarches à l'amiable mais devant le refus catégorique des responsables, DNF a saisi la justice. A Dijon, les cafés ont tous été condamnés pour ne pas avoir respecté l'interdiction de fumer dans leur local. Le fait d'e s'être dénommé club privé ou association n'a pas eu d'effet miracle puisque la Loi doit s'y appliquer.

Cette semaine (voir les actualités DNF en note), un café narguilé est à l'origine de plusieurs intoxications au monoxyde de carbone. Au début de l'été, c'est un incendie qu'a déclenché un narguilé dans un café. Ces établissements, s'ils veulent continuer à exister, doivent répondre à des critères stricts. La provenance douteuse du tabac, le refus de respecter les normes de ventilation et d'espaces dédiés à la consommation de tabac, leur implantation trop près des lycées, leur volonté de contourner la loi de protection contre le tabagisme doivent être sanctionnés.

DNF intervient quand elle en a les moyens, fait sanctionner les récalcitrants mais ne peut, à elle seule, régler le problème que représente ces bars.
Nous venons de consacrer un dossier complet à la chicha, vous pouvez le lire ici

Bonne lecture

Metro 31/5/2007 lire l'article

Deux cas d'intoxication aiguë au monoxyde de carbone ayant entraîné un coma.
Inspection Académique, « CAP-TV Centre Antipoison et de Toxicovigilance » et « Service Communal d'Hygiène et de Santé Mairie de Toulouse » publient une note à l'attention des élèves, elle débute ainsi :
Un cas d'intoxication grave au monoxyde de carbone (CO) a été récemment décrit chez un fumeur occasionnel de Narguilé à Toulouse. L'intoxication au CO peut être mortelle !

Edimark santé, le courrier des addictions (septembre 2007) Lire l'article
Deux jeunes femmes aux urgences

Vaucluse matin 26/11/2011
Hier, il était près de 23h30, lorsque les pompiers orangeois ont été appelés pour un malaise, dans le bar à chicha associatif : "La perle d'Orient", situé au début de la rue du Noble à Orange.
Un homme d'une vingtaine d'années a été sévèrement atteint par une intoxication au monoxyde de carbone. Médicalisé sur place par le Smur d'Orange, il a ensuite été conduit au centre de secours Louis-Giorgi, en compagnie de quatre autres jeunes qui se plaignaient de maux de tête.

Actualités

Domicile

Cafés - tabacs

Questions diverses

Publicité interdite

Questions sur le tabac

Entreprises

Cliniques et hôpitaux

Sport - loisirs - culture

Questions sur la loi

Conformément à la loi Informatique et Libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des informations vous concernant auprès de DNF par Internet en écrivant à webmaster@dnf.asso.fr ou par courrier, 5 passage Thiéré - 75011 PARIS. Pour vous désabonner, cliquez ici.