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Qu’il s’agisse de théâtre, de danse ou de cirque, je n’ai vu quasiment aucune création contemporaine où le tabac était absent sur scène...  Imprimer la question

Bonjour,

Je suis familière du spectacle vivant depuis longtemps, en tant que spectatrice et pour y avoir travaillé. Depuis peu, il me semble que fumer sur scène soit devenu de plus en plus banal. En 2011, qu’il s’agisse de théâtre, de danse ou de cirque, je n’ai vu quasiment aucune création contemporaine où le tabac était absent sur scène...

Mais d’où vient cette pratique ? S’agit-il d’une mode, d’un acte de rébellion alors que les lieux publics sont aujourd’hui en théorie non fumeurs ?

Il s’agit d’un constat. Je ne vois pas ce qu’on peut faire. Interdire de fumer sur scène serait sans doute vu comme une atteinte à la liberté de l’art et d’expression. Mais qu’exprime-t-on en fumant ? Un défi à la vie, un non-respect des personnes ? Je n’en vois jamais l’intérêt.

Au-delà de son caractère incommodant, surtout dans les petites salles ou lorsque nous sommes installés dans les premiers rangs, quelle image cela véhicule-t-il ? Il s’agit dans de nombreux cas de spectacles de qualité, vu par des enfants et des écoles et présentés dans des scènes nationales ou des théâtres prestigieux. Et les artistes fumeurs accomplissent parfois de véritables exploits (acrobates, etc.).

L’art est le reflet de notre société et l’influence. Malgré les législations, fumer est un acte banal comme manger ou marcher et les non-fumeurs sont toujours aussi peu respectés, voire considérés comme des anormaux.

Et je dois dire que cette façon d’agir de la société me rend particulièrement triste.

Réponse :

Votre analyse est très pertinente, mais elle ne tient pas compte de deux facteurs essentiels :

  1. Aucune exception n’autorise ces infractions
  2. Il s’agit là d’une campagne organisée de longue date par les fabricants de tabac pour tenter de banaliser l’acte de fumer, voire de le promouvoir comme une attitude sociale valorisante. Ils profitent de la complicité du pouvoir exécutif et d’une catégorie influente de « bien-pensants » qui, au nom d’une prétendue liberté individuelle, empoisonnent la vie et la santé de 80% de la population.

DNf est quasiment la seule structure française qui tente de combattre ces dérives quotidienne telles que les bars-à-chicha, la cigarette électronique, les terrasses fermées totalement enfumées, les établissement qui, transformés en club privés, pensent à tort pouvoir échapper à l’interdiction de fumer, les propositions et projets de loi qui tentent de vider la loi Évin de sa substance... Mais nous ne sommes qu’une toute petite association sans but lucratif, aux ressources incertaines, sans aucun lien d’intérêt avec les laboratoire, et qui ne peut se contenter d’une quantité imposante de sympathisants et de victimes auxquelles elle apporte son aide mais qui rechignent à franchir le pas de l’engagement, de l’adhésion pourtant financièrement symbolique.

GA 

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