Actualités

Éditorial

Le tabagisme nuit fortement à la santé cardiovasculaire

Si la plupart des gens associent naturellement le tabac au cancer, ils sont encore nombreux à ne pas savoir que la cigarette est l’un des premiers facteurs de maladies cardiovasculaires : Infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral (AVC), anévrisme de l’aorte abdominale...

En France, on estime qu’un quart des décès liés au tabagisme sont causés par une maladie cardiovasculaire, ce qui fait du tabac la première cause de décès cardiovasculaires évitable. La journée mondiale sans tabac, qui aura lieu le 31 mai prochain, mettra en lumière ce danger.

Le monoxyde de carbone contenu dans la fumée de tabac, une fois inhalé, se retrouve en effet dans le sang du fumeur et est capable de se fixer sur les globules rouges à la place de l’oxygène. Cela entraîne une diminution du taux d’oxygène dans le sang ainsi qu’un défaut d’oxygénation des tissus et des organes qui ne peuvent alors plus assurer leurs rôles. Le corps va ensuite augmenter la fréquence cardiaque et la pression artérielle pour combler ce manque d’oxygène, ce qui accroît les risques d’accident cardiovasculaire.

Les artères sont particulièrement sensibles au tabagisme qui influe sur leur capacité à se dilater ou se contracter. En raison du tabac, les artères ne se dilatent plus normalement et peuvent produire un spasme artériel et donc une diminution du flux sanguin, ce qui peut provoquer un infarctus. Avec la diminution de l’oxygène dans le sang, ce dernier devient de plus en plus visqueux avec un risque accru d’obturation d’artères, ce qui peut provoquer également un infarctus. Si un caillot obture une artère du cerveau, c’est l’accident vasculaire cérébral.

Enfin, le tabagisme entraîne une diminution du HDL (lipoprotéines de haute densité), des molécules chargées d’enlever le cholestérol de la paroi des vaisseaux pour l’amener au foie. Au contraire, il favorise l’augmentation du taux de LDL (lipoprotéines de basse densité) qui, elles, sont susceptibles de déposer du cholestérol sur la paroi artérielle, et donc de favoriser une thrombose.

Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer et les bénéfices sont très rapidement visibles : le risque de développer une maladie cardiovasculaire diminue de moitié dans l’année qui suit l’arrêt.

Pour combattre ce risque et sensibiliser aux dangers recelés par les nouveaux produits du tabac, le 31 mai 2018, journée mondiale sans tabac, l’ENSP, le réseau européen de prévention du tabagisme dont le directeur de DNF est Vice-Président, l’ERS, la société européenne des maladies respiratoires, avec DNF et l’Alliance contre le tabac, organisent au Parlement européen, à Strasbourg, un événement sur le tabac chauffé. Experts et politiques y interviendront.

Il est possible d’y assister en vous inscrivant via ce lien

Bonne lecture,

Poser une question

 Dernières questions

  • Faites un don
  • Rejoindre DNF
  • Echanger sur Facebook
  • Espace presse
  • Inscription à la lettre bimensuelle