La CCLAT est le premier traité international de santé publique. Il a été adopté par 192 Etats membres de l’Assemblée mondiale de la Santé, l’organe directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) des Nations-Unies. Le traité a été mis à disposition des Etats pour sa signature dès le 16 juin 2003 et il est rentré en vigueur 90 jours après que le 40ème pays l’ai ratifié.
Cet outil juridique a été développé, sur l’initiative des pays en voie de développement, avec le but principal d’épargner des millions de vies dans le monde. En effet, d’après l’OMS, près de 5 millions de personnes décèdent annuellement des conséquences du tabagisme. Si cette tendance se confirme, le tabagisme sera la cause principale de décès en 2030, avec plus de 70% des morts dans les pays du Sud.
La CCLAT a établi un précédent fondamental dans la régulation internationale des activités des corporations transnationales, telle que l’industrie du tabac. En effet, en mettant en place de politiques publiques facilitant la diminution du nombre de clients accoutumés, la CCLAT permettra aussi de diminuer le taux de mortalité ainsi que les frais de santé qui pèsent de façon importante sur le budget de nombreux Etats.
Le décret de publication de la convention cadre de l’OMS -ratifiée par la France et entrée en vigueur le 27 février 2005 – a été publié dans le Journal Officiel du 31 mars 2005.
Vous pouvez découvrir dans cette rubrique le texte complet de la CCLAT.
Les chiffres [1] :
[1] Chiffres basés sur des données sur la population en milieu d’année 2004. Seuls les pays de la Communauté Européenne qui ont ratifié sont comptés dans la population totale, et pas la Communauté européenne dans son ensemble.