La contrebande et la contrefaçon constituent un enjeux majeur dans le contrôle du tabac. Elles sapent les efforts visant à en réduire la consommation, menacent la sécurité publique des Etats et coûtent aux gouvernements concernés des milliards de euros en pertes de recettes.
Les cigarettes sont le produit de consommation courante le plus soumis à la fraude au niveau internationale. En 2006, le commerce illégal des cigarettes au niveau mondial représentait 11 % des ventes, soit 600 milliards de cigarettes, selon l’Alliance pour la convention-cadre (The Framework Convention Alliance- FCA -), une coalition internationale d’organisations non gouvernementales soutenant l’élaboration d’un protocole additionnel au traité de l’organisation Mondiale de la Santé pour le contrôle des produits à base de tabac.
La contrebande et la contrefaçon constituent un problème multiple :
Dans ce contexte, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre afin de lutter efficacement contre la contrebande et la contrefaçon.
Outre la négociation , en cours actuellement, d’un protocole additionnel à la Convention Cadre de lutte contre le Tabac, l’Union Européenne à, par exemple, développée des accords avec l’industrie du tabac afin que cette dernière s’engage à coopérer avec la Commission européenne, l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) et les autorités répressives des États membres de l’Union, afin de contribuer à lutter contre la contrebande et la contrefaçon de cigarettes. L’accord prévoit également que les fabricants concernés feront des versements de sommes importantes à la commission pendant une quinzaine d’années.
Pour plus d’informations, consultez le site de l’Office Européen de Lutte Antifraude OLAF